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POP IN (Paris) – le 24 juillet 2017

July 24, 2017

Cari Q:

Et, voilà. Je viens de me rendre compte que là, en ce moment, je me trouve dans un état maniaque. Là, je suis compulsivement obligé d’assister aux concerts. Je savais pendant toute la journée que le concert de ce soir, au Pop In, aurait lieu, et pendant toute la journée, jusqu’après seize heures, je ne prévoirai pas d’y assister, mais, voilà, je suis obligé, je dois assister à ce concert, j’aimerais si j’étais capable de savoir que les concerts allaient avoir lieu et en même temps ne me sens pas obligé d’y assister, mais, hélas (!), ce n’est pas le cas, et donc, là, j’écris, follement, l’introduction de ma critique de ce concert auquel je dois, apparemment, assister.

Je suis fatigué. Je ne suis pas venu au café ce matin (pour travailler sur mon livre, quand, encore, je pensais qu’il n’y a pas eu un concert auquel il fallait que j’assiste ce soir), et je suis plutôt resté chez moi pour faire un peu de travail qu’il fallait que je fasse, que, probablement, je n’aurais pas fait si j’étais allé au café, au moins pas d’une manière lucide. Il est possible qu’au lieu d’envoyer un mail plus ou moins logique que j’aie envoyé au moins quatre mails, comme j’ai fait la dernière fois qu’il fallait que je réponde à une question assez simple mais quand même importante de cette personne particulière – je crois que j’ai déjà écrit, là, au sujet de ces quatre mails fous que j’ai envoyé à cette personne, quand, si j’avais attendu un moment où j’ai eu plus de temps pour penser, logiquement et tranquillement, j’aurais, peut-être, envoyé un seul mail qui aurait bien exprimé mes pensées et mes idées, qui n’aurait peut-être pas fait la personne avec qui je travaille en ce moment penser qu’il travaille avec un fou: ça ne me dérange pas trop s’il pense qu’il travaille avec un fou, parce que ce serait la vérité, mais, quand même, je pense que j’aurais pu mieux répondre au mail simple, mais important, que j’ai enfin fait avec mes quatre mails maniaques.

Alors, ce matin, j’ai envoyé un mail succinct (le plus succinct que je suis capable d’écrire) et clair à cette personne, avec tous les points numérotés, et tout ça. On dirait que je suis quelqu’un de lucide en lisant ce mail là – je lui ai écrit directement après que j’eusse vu mon psychiatre, donc, peut-être qu’il a stabilisé mon humeur. Ce matin, il est arrivé en avance (!), et, je n’avais pas l’impression, pour la première (ou la deuxième) fois, qu’il voulait que notre séance soit finie et faite le plus rapidement possible. Mon psychiatre est très bavard, selon ce que j’entends dire, et donc, j’ai dit quelque chose, et j’ai également dit ‘mais (!), je préférerais qu’on discute quelque chose d’autre (!)’, et avant que je pusse dire l’autre chose, il m’a arrêté, et m’a dit qu’on discuterait ce que je venais de dire. Le point était lié au fait que, parfois, je suis capable de voir/sentir la viande/les œufs/et(cætera) et le/la/les ignorer et qu’à d’autres moments ça me rend fou/déprimé/suicidaire, et donc, il a prononcé un monologue, en disant plein de choses qu’il m’a déjà dit plein d’autres fois, et pendant qu’il disait toute cette merde, que je connais, effectivement, par cœur, je lui ai écouté, bien sûr, mais j’étais bien frustré, parce qu’il y a eu cette autre chose que j’aurais préféré lui dire, mais je ne pouvais pas. Enfin, on pouvait discuter les deux points, parce qu’aujourd’hui, apparemment, il n’était pas pressé de compléter ma séance, mais (!), je ne savais pas que sa mentalité serait différente que d’habitude, et donc, je n’ai pas vraiment profité de son état ‘calme’. C’est dommage que, évidemment, il ne pût pas me dire ‘alors, aujourd’hui, on n’est pas pressés, donc, on peut parler tout doucement’, parce que, s’il avait dit ça, je lui aurais évidemment dit ‘et, uh, pourquoi est-ce que ça ne peut pas toujours être comme ça?’ Ce matin, on était, tous les deux, en avance, donc, j’ai eu de la chance.

Hier soir, parce que je savais qu’il faudrait que je réponde à ce mail simple mais important, et je ne savais pas quand je me trouverais dans un état suffisamment lucide pour faire cette réponse, j’ai éprouvé les pensées suicidaires, ce qui n’est pas rare, vu que j’éprouve de telles pensées effectivement quotidiennement, mais, c’est assez bête que les situations qui ne soient même pas problématiques peuvent me rendre si ‘mal à l’aise’ (je ne trouve pas de tels états ‘graves’ – ils ne sont que normaux). Je n’avais même pas un problème. Il fallait, tout simplement, que je dise à quelqu’un (que je paie) que je n’aime pas trop ce qu’il a fait dans un cas particulier, mais, je pense qu’il a fait ce travail particulier afin que je le critique, afin qu’il sache ce que j’aime/ce que je veux. Donc, c’était absurde d’être rendu suicidaire quand je n’avais même pas un problème, mais simplement quelque chose à faire …. peut-être que je me suis mis la pression parce que je ne voulais pas répondre, encore, d’une manière folle. Il a, enfin, compris ce que les quatre mails fous ont voulu dire de toute façon, il me semble – peut-être que je ne suis pas la première personne folle avec qui il a travaillé.

Après que j’aie contacté cette personne, il fallait que je contacte quelqu’un d’autre, avec qui, également, je travaille en ce moment. Je ne paie pas cette personne, mais je crois qu’il faut me montrer très prudent quand je lui contacte, sinon, je risque de lui faire peur, je pense. Elle est quelqu’un de sensible, je crois. Effectivement, je me fous du projet que je fais avec elle, mais elle est très enthousiaste à propos de lui, il me semble. Et, effectivement, je n’envisage pas que je gagne ma vie, ou fasse de l’argent, avec ce projet particulier, et donc, l’autre projet, pour qui j’ai dépensé de l’argent, est ce que j’espère deviendra quelque chose de rentable.

J’aime bien cette personne avec qui je fais ce projet que, je pense, ne sera jamais rentable mais qui sera, peut-être, ‘énorme’ …. chaque projet artistique a le potentiel de devenir ‘énorme’, après tout. Je ne voulais surtout pas faire peur à cette superbe individue, que j’ai vu deux fois, une fois quand elle n’avait pas encore atteint l’âge de la majorité, la deuxième fois, la semaine dernière, quand elle avait bien l’âge de la majorité, mais quand même, elle n’avait pas envie de boire un verre alcoolisé avec moi pour fêter sa majorité, et, comme on a déjà établi, elle est quelqu’un de très sensible (je crois), et donc, je ne mettrais évidemment pas la pression sur elle pour qu’elle boive de l’alcool si elle n’avait pas envie …. j’ai seulement bu de l’alcool (vin blanc) à cause de sa présence, et à cause du fait que l’autre personne qui était avec nous, qui ne boit que très rarement de l’alcool, a décidé de prendre un verre (de vin blanc).

Alors, ce matin, après que je fusse libre d’être aussi fou que je voulais, chez le psychiatre, il fallait que je sois très sage et que je fasse beaucoup d’attention. Quels contrastes (!) ce matin, et, dans l’immeuble où se trouve le cabinet de mon psychiatre, quelque chose s’est produit qui m’énerve toujours …. en fait, c’est quelque chose d’intéressant: je n’aime pas faire appeler par interphone le cabinet, mais en même temps, je n’aime pas quand il y a quelqu’un en bas quand j’arrive qui m’ouvre la porte – il faut, selon les règles de ‘politesse’, remercier une personne si elle ouvre la porte pour soi, et, je déteste remercier les gens et obéir aux règles de ‘politesse’. J’ai vu que la personne à l’intérieur de l’immeuble allait m’ouvrir la porte, mais j’avais quand même envie de faire appeler par interphone le cabinet pour éviter le besoin de remercier quelqu’un. Sauf aux cafés, je déteste remercier les gens: au supermarché, mes remerciements sont inaudibles, dans le Métro(politain), quand quelqu’un me tient la porte de sortie, je ne lui remercie pas …. en fait, je le regarde avec haine. Au supermarché, il y a quelques semaines, un imbécile, quand j’ai pesé mes fruits et légumes, pensait qu’il fallait m’offrir le conseil, même si ça lui a pris considérablement plus longtemps pour faire cette tâche: j’ai appelé, ouvertement, cette personne ‘imbécile’ …. j’étais furieux.

Cari Q

Cari Q au Pop In le 24 juillet 2017

Alors, vu que je n’ai pas décidé jusqu’après seize heures que je viendrais à ce concert, je suis arrivé au Pop In plus tard que d’habitude, et …. miracle (!): le concert avait commencé dès mon arrivée. Mais j’étais, encore, vaincu par le mot ‘coca’ (parce que la personne que je considère comme le ‘grand homme’ du Pop In n’était pas là – il sait bien ce que je commande) – j’avais pensé que, peut-être, vu que je commande maintenant des coca (cola) ‘zéro’ au lieu des coca (cola) ‘normal’, ce serait plus facile pour les barmen/barmaids de comprendre ce seul mot (ces deux seuls mots, en fait) que je ne peux apparemment pas dire en français …. en fait, j’ai réussi à commander un coca (cola) ‘zéro’ à la Féline (mais il n’y a pas de coca (cola) ‘zéro’ là-bas), donc, je pense que c’était simplement parce que je me suis attendu à ne pas avoir besoin de passer une commande. Alors, vu que je ne sais même pas si je voulais assister à ce concert, je ne vais pas dire grand chose au sujet de Cari Q – elle a, de temps en temps, un bon tour de phrase, mais à part ça, pas grand chose.

Voilà.

Note: quand j’ai décidé de venir à ce concert, j’ai également décidé que j’irais à un concert demain. Il est fort possible que ma ‘critique’ du concert de demain soir ressemble à celle là.

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