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ALICE 5

August 8, 2017

Et, voilà. On arrive, finalement, à la dernière Alice, la dernière Alice du moment, en tout cas.

La cinquième Alice. Elle s’appelle bien Alice. Peut-être qu’elle est la seule Alice là qui s’appelle, pour de vrai, Alice, mais ça, ce n’est pas certain, parce que selon mes souvenirs, la quatrième Alice s’appelle bien Alice aussi, mais, il est fort possible que j’imagine que ce soit son prénom, parce qu’elle est, sans aucun doute, et peut-être, une Alice qui incarne les valeurs des Alice plus que toutes les autres, encore plus même, peut-être, que la première Alice. Bien sûr, elle ne ressemble pas du tout à la première Alice, ni physiquement ni personnellement, mais, la première Alice est la personne ultime – je ne sais pas si elle est, en fait, l’Alice ultime, enfin.

La cinquième Alice, la seule Alice que j’ai connu en tant qu’adulte, la seule Alice que j’ai connu en france. La vie de cette Alice l’ennuie, clairement. Le souvenir le plus fort que je garde de cette Alice est une occasion où je l’ai vu jouer avec un squelette qui, par hasard, s’est trouvé à côté d’elle.

Je ne sais pas où elle habite, mais je sais que pour la voir, il fallait, simplement, que je marche un peu …. un peu loin, en fait, assez trompeusement. Ca, c’est similaire à la quatrième Alice: je ne savais pas où elle vivait, mais j’aurais pu la retrouver chez elle, assez facilement, si je marchais à pied, même s’il avait fallu que je marche un peu loin. La différence entre la deuxième Alice et la quatrième Alice et la cinquième Alice c’est que je savais où elle habitait, et je savais qu’elle habitait tout près de chez moi.

La cinquième Alice ressemble à la quatrième Alice en ce qui concerne le fait que les deux vivent, ou vivait, quand je les ai connu, perpétuellement dans leurs propres mondes. Toutes les Alice ressemblent, d’un point de vue ou d’un autre, à au moins une des autres, mais toutes les cinq ne se ressemblent pas, pas du tout.

Il y a un certain trait qui rend une femme/fille une Alice, mais ce trait n’est pas définissable: ce qui rend une femme/fille une Alice ne rend pas nécessairement une autre femme/fille une Alice. Et donc, il faut se demander ce que c’est, exactement, d’être une Alice.

Une Alice est sûre d’elle. Si on vit dans notre propre monde on est bien sûr de soi. Le monde d’extérieur n’est rien pour quelqu’un qui vit dans son propre monde. Dans notre propre monde, on sait exactement ce qu’on veut, et ce qu’il faut faire pour l’obtenir. Il ne faut pas écouter les avis des autres si notre propre monde est déjà tout défini.

Une Alice peut, parfois, rencontrer des problèmes, tout comme la troisième Alice. On ne dirait pas, forcément, que la troisième Alice vivait dans son propre monde, mais elle était sûre d’elle tout de même. Quand les problèmes lui ont trouvé, elle considérait comme injuste le traitement qu’elle recevrait prochainement.

Encore, la deuxième Alice demeure une anomalie. Est-ce qu’elle est, bien, une Alice, vu mes appréhensions en ce qui la concerne, ces appréhensions qui ont, effectivement, toujours été présentes. Mais, en pensant aux Alice, elle était la deuxième à laquelle j’ai pensé, ce qui n’implique pas du tout qu’elle est plus importante que les trois qui l’ont suivi, même si je pense qu’il n’y a aucun doute que la première Alice est la plus significative des cinq. L’état d’être une Alice n’est pas définissable, ça, c’est tout ce que la présence de la deuxième Alice implique.

Alors, la cinquième Alice: toujours entourée par ceux qui ne lui allaient pas du tout. C’était ce fait, fort possiblement, qui rendait ses caractéristiques encore plus évidentes. On pourrait se demander pourquoi cette Alice s’est trouvée dans ce lieu pas du tout approprié, mais, il faut faire quelque chose dans la vie, et ça, c’était ce qu’elle a trouvé pour s’occuper. Peut-être que ses rêves étaient plus élevés au début – elle était dans un genre de purgatoire où certains se trouvent: c’est pas ce qu’on a toujours voulu faire, mais c’est similaire, dans une certaine mesure, et donc, c’est là où beaucoup atterrissent.

Alice était, clairement, trop forte (à la vie, en général) pour se trouver où elle était quand je l’ai connu, et donc, elle s’ennuyait, et elle vivait dans un état permanent d’indifférence. Est-ce qu’elle s’est faite des amis là, dans cet endroit qui ne devrait jamais avoir été le sien? Je dirais que non, mais il ne faut pas du tout se faire des amis dans un endroit approprié pour nous ou non. Je n’ai pas l’impression que la première Alice s’est faite des amis dans le premier endroit où elle s’est trouvée en tant qu’adulte, mais ça, c’est pas du tout important. Quand on ne se fait pas des amis, quand on donne l’impression aux autres qu’on est distant, des gens pensent, parfois, erronément, qu’on est arrogant, mais ça, ce n’est que rarement le cas. Si on se trouve où on ne devrait pas être, pour de vrai, on ressent une certaine déception, mais ce sentiment de déception n’est pas du tout lié aux autres qui partagent l’espace.

La cinquième Alice n’aurait pas du être où elle s’est trouvée, elle était souvent en retard, probablement dû à un manque de motivation, ou peut-être à la certitude que dès son arrivée elle serait entourée des gens qui ne l’intéressaient pas du tout. Elle aurait beaucoup appris là, par exemple, que l’acte de compromis, ce qu’elle avait bien fait en se trouvant dans cet endroit, n’est pas du tout pour elle.

Et, en fait, il me semble comme si le seul trait commun entre les Alice est un dédain des compromis: la troisième Alice vivait comme il a fallu qu’elle vive, et donc, elle a rencontré, pendant toute son adolescence, des problèmes. L’histoire de la quatrième Alice est assez semblable à celle de la troisième Alice, sauf qu’elle ne voulait pas que des autres tombent dans le piège où elle s’est trouvée. La première Alice n’a pas compromis au début de sa vie en tant qu’adulte; elle s’est simplement trompée, mais, après cette première ‘erreur’, elle a pris le temps de réfléchir, et enfin, elle a trouvé son bon chemin – elle a pris un risque en suivant ce deuxième (ou troisième) chemin de sa vie d’adulte, et donc, elle n’a pas compromis. Et donc, encore, la deuxième Alice continue à me troubler: elle est la seule Alice qui a, clairement, compromis (elle a même compromis deux fois, en fait!), et donc, il me semble douteux qu’elle soit, en fait, une Alice, mais, je sais, dans mon cœur, qu’elle est, absolument, une Alice – comme on sait, elle aurait du être mon Alice, une Alice que j’ai découvert, à ma porte, par hasard, un après-midi tranquille. Les Alice sont des créatures de mystère, et elle est bien mystérieuse, en me reconnaissant (tandis que je ne l’ai pas reconnu) mais ne se souvenant pas d’où elle me connaissait (ce que je savais dès qu’elle a remarqué que je lui rappelle quelqu’un), et donc, peut-être que le trait commun entre les Alice est leur nature mystérieuse – ça, c’est absolument le cas parmi toutes les cinq, et donc, je vais conclure que même si la deuxième Alice est une anomalie en ce qui concerne le fait qu’elle a compromis (plus qu’une fois!), qu’elle est bien une Alice, malgré des compris, vu son caractère mystérieux.

Donc, une Alice, c’est quoi? C’est une fille/femme qui ne compromet jamais ses idéologies et qui est un mystère pour tout le monde qui croise son chemin. Une Alice, comme on a bien vu, ne s’appelle forcément pas Alice, parce que, encore, on pense à l’expression ‘qu’est-ce qu’un nom?’ Un nom ne nous définit pas, mais en même temps, il est quelque chose auquel on répondra pendant toutes nos vies. Les parents d’une fille qui lui donne, dès sa naissance, ce prénom magique ont de grands espoirs pour cette bébé, ça, c’est absolument évident.

Mais (!), comment est-ce qu’on peut expliquer toutes les filles/femmes qui s’appellent, pour de vrai, Alice qui ne sont ni mystérieuses ni intransigeante? Je crois que les deux Alice de cette série d’articles qui s’appellent, pour de vrai, Alice sont les seules ‘vraies’ Alice que j’ai jamais connu, mais, je suis sûr qu’il y a des Alice qui n’entrent pas dans le moule d’une Alice ‘classique’, et ça, c’est absolument normal. Un prénom ne veut absolument rien dire. Un prénom ne nous définit absolument pas, mais il peut, en même temps, nous aider à certains stades de la vie. Une fille/femme qui s’appelle Alice sait qu’elle porte un prénom qui implique qu’elle soit destiné à vivre une vie qui ne sera pas toujours facile mais qui sera, absolument, satisfaisante, et, on ne peut pas dire ça au sujet de ceux qui porte littéralement n’importe quel autre prénom. Alors, la prochaine fois que tu rencontres une Alice, sois sûr de faire bien attention. Cette fille/femme va, absolument, faire quelque chose de significatif avec sa vie, et ça, je te promets.

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