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POP IN (Paris) – le 25 août 2017

August 25, 2017

(Katherine), Hiboux on fire:

Moi, je n’ai que deux paires de chaussures, et les deux ont, plus ou moins, des problèmes inhérents, et donc, j’aime bien les jours où je me lève et je regarde par la fenêtre et j’ai l’impression qu’il va pleuvoir ce jour là – s’il pleut, je ne peux pas, effectivement, porter une de mes paires de chaussures parce qu’au moins une des chaussures de cette paire laisse entrer l’eau, et, si je ne peux que porter une de mes paires de chaussures, ma décision concernant les vêtements que je vais porter est rendue considérablement plus facile, et donc, aujourd’hui, j’étais heureux quand j’ai ouvert mes rideaux et j’ai remarqué les nuages très gris.

Ce premier bonheur de la journée a duré jusqu’à ce que j’aie traversé la porte d’entrée de mon immeuble: aujourd’hui, pas comme la dernière fois que j’ai écrit un article pour ce site (web) là, j’ai entendu qu’il y avait quelqu’un d’autre dans la cage d’escalier quand j’étais en train de la descendre, mais cette fois, la personne était plus près de la rue que moi, et descendait plus lentement que j’aurais voulu descendre, et à cause de cela, donc, je suis descendu encore plus lentement, et, dès que j’ai atteint le rez-de-chaussée et la deuxième porte d’entrée de l’immeuble, sans voir personne, je pensais que ma technique était, encore, efficace, mais, hélas (!), à cause de la pluie (les quelques gouttes de pluie), j’étais foutu (!). La personne qui a commencé à descendre la cage d’escalier avant moi était la même personne que j’ai essayé d’éviter la dernière fois, je crois, mais, je ne me souviens jamais des visages, ni des noms, et, je ne sais même pas comment s’appelle cette personne. Alors, aujourd’hui, j’étais foutu, par la pluie, parce que, à la porte principale de l’immeuble, ma voisine s’est arrêtée pour ouvrir son parapluie (ce qui était, clairement, nécessaire, vu que, effectivement, il n’a pas du tout plu), et donc, là, je l’ai croisé, et là, il a fallu qu’on se salue, très sincèrement, comme chaque salutation échangée entre des voisins.

Là, en ce moment, mon docteur est en vacances. J’avais pensé qu’il revenait le lundi dernier, malgré le fait que selon mon agenda il revienne le lundi prochain, mais (!), enfin, mon agenda a eu raison et moi, j’ai eu tort, et là, donc, j’ai épuisé mes stocks d’un de mes cinq médicaments, et c’est presque certain qu’avant le lundi prochain mes stocks d’un de mes autres médicaments seront également épuisés, et, il est même possible que le lundi matin il ne me reste qu’un de mes médicaments. Hier, je ne pouvais pas rester au café pendant longtemps – j’ai fait une crise d’agoraphobie. De plus, je ne voulais pas croiser mon amour imaginaire (et, oui: elle est, à nouveau, mon amour imaginaire et pas mon amour de rêve), et donc, ça m’a plu, dans une certaine mesure, qu’il faille que je parte avant son arrivée.

Là, je ressens beaucoup d’anxiété – ce n’est pas une anxiété liée à l’agoraphobie aujourd’hui, pas encore, au moins. Ces derniers jours, de temps en temps, j’ai eu l’impression que je vais faire une crise cardiaque – ça, je crois, est causé par le somnifère que je prends, pas par le fait que pendant ces derniers jours je n’ai pas pris un de mes cinq médicaments. Parfois, quand le somnifère ne me fait pas dormir tout de suite, je le prends une deuxième fois – deux jours après que je prend le somnifère deux fois, je ressens une certaine douleur dans ma poitrine. Donc, mon anxiété en ce moment est causée, je crois, par le fait que je manque un de mes médicaments. La sensation que, peut-être, je vais faire une crise cardiaque est causée, par contre, par le fait que j’ai pris deux doses de mon somnifère il y a deux jours – il y a toujours ce délais de deux jours entre le moment que je prends deux doses de mon somnifère et le moment où j’ai l’impression que je vais faire une crise cardiaque.

Et, voilà. Maintenant, avec un coup de foudre, une pluie abondante commence, et là, je comprendrais si quelqu’un pensait qu’il faudrait un parapluie. Mais, c’est pendant ce genre d’orage que les gens mettent un terme à tout ce qu’ils avaient été en train de faire pour attendre la fin de cet orage. Ces gens n’ont, clairement, rien d’important dans leurs vies s’ils peuvent complètement s’arrêter pour attendre la fin des orages: une idiotie, parce qu’on ne sait jamais quand cette fin va avoir lieu. L’idiotie des idioties dans ce genre de situation c’est quand quelqu’un attend pendant un moment, sous un abri d’une nature ou d’une autre, et enfin il en a marre d’attendre et donc il décide de continuer à aller où il faut qu’il aille malgré la pluie, et donc, enfin, il est mouillé et il est, également, en retard – s’il avait continué à marcher malgré la pluie, il aurait au moins été à l’heure, et il aurait été mouillé quand même. Le manque de logique de certains est assez étonnant. Evidemment, tout le monde est éternellement intrigué par la pluie, ils la regardent par les fenêtres des cafés, et(cætera) …. je crois que tous ces gens ont été témoin d’au moins un orage à un moment ou à un autre au cours de leurs vies, et donc, je ne comprends pas du tout cette intrigue – moi, je suis heureux que j’aie décidé de porter la paire de chaussures qui ne laissent pas entrer l’eau.

Selon quelqu’un que j’ai connu, qui vient de Marseille, il ne pleut jamais à Marseille, sauf quand il pleut, à Marseille. Ce serait, véritablement, un lieu de merveille s’il n’y avait jamais des orages là-bas, mais, au cours des douze jours (à peu près) de ma vie que j’ai passé à Marseille, j’étais assez confus quand il a plu – j’avais été amené à croire qu’il ne pleut jamais là-bas …. ça, ce n’est pas, en fait, le cas. Le monde est plein de mensonges.

Quand cette marseillaise et moi avons arrêté de se voir, et plus tard de se contacter (notre dernière conversation était bien aimable, et joyeuse, mais après ça, nos vies ne seraient plus entrelacées), je n’ai ressenti aucune tristesse – je n’ai ressenti qu’un soulagement. Cette relation était, toujours, le comble de l’idiotie. Je suis sûr/j’espère qu’elle ressent/ressentait un sentiment similaire, mais je ne serais pas particulièrement troublé si ce n’était pas le cas.

Mais, à la fin de cette relation, je me suis rendu compte que c’est effectivement impossible de passer une journée, à Paris, sans entendre quelqu’un parler de Marseille. Peut-être que ceux qui n’ont aucun lien avec Marseille ne sont pas au courant que cette ville est si populaire en tant que sujet de conversation. Peut-être qu’ils se disent, au cours de ces conversations, qu’il ne pleut jamais à Marseille, ce qui est assez incroyable, parce que, si je ne me trompe pas, il y a un climat à Marseille. Mais, apparemment, il ne pleut jamais à Marseille …. sauf quand il pleut, à Marseille. Mais, peut-être que ceux qui parlent, sans cesse, de Marseille, à Paris, n’ont jamais visité la ‘cité phocéenne’ (oh là là), et donc, ils ne peuvent que croire ce que les gens qui connaissent Marseille disent. A Marseille, où il ne pleut jamais (sauf quand il pleut, à Marseille), on pourrait comprendre la confusion massive des habitants quand l’eau tombe du ciel, mais à Paris (où, parfois, il pleut), la confusion/l’étonnement des gens quand l’eau tombe du ciel ne semble pas être nécessaire.

Vu que je ne veux plus croiser mon amour imaginaire à mon café habituel, j’étais assez heureux quand je pensais que je l’ai vu, en portant un imperméable jaune, passer devant le café et ne pas y entrer ce matin. Je ne trouve pas la pluie triste ou étonnante, mais ce qui est véritablement déchirant c’est quand on ne veut plus voir nos amours, imaginaires ou non. Notre amour (évident) sera, pour toujours, non réciproque, et donc, je préfère ne pas la voir. Voilà.

Hiboux on fire

Hiboux on fire au Pop In le 25 août 2017

Et, voilà. Un certain Hiboux on fire. Il faut dire que je suis venu à ce concert pour voir une certaine Katherine, une américaine. Le nom de la dernière partie de la soirée, que je vais enfin rater, donne une bonne indication de la raison pour laquelle la ‘cité phocéenne’ (oh là là (dite Marseille)) était en tête pendant que j’écrivais l’introduction de cet article. Mais, Hiboux on fire alors, et, quelqu’un a décidé au dernier moment qu’ils joueraient ce soir, ce que je n’ai que découvert par pur hasard avant que j’aie quitté chez moi. Alors, je dirais que Hiboux on fire ne sont pas mal du tout, en tant que groupe d’indie soft rock, avec une certaine nuance de country, mais, si je serais venu à ce concert pour voir seulement eux, je ne sais pas.

Katherine, par contre, avait l’air tellement intéressante en tant qu’artiste – son style de folk/folk rock avait l’air assez unique, en fait, assez étonnamment vu que je le décris comme étant ‘folk/folk rock’. Mais, malheureusement, je la rate, et, pas étonnamment du tout, après ce soir, elle va quelque part au sud de la france, un lieu où tous les Katherine vont, il me semble.

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