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SUPERSONIC (Paris) – le 14 septembre 2017

September 14, 2017

Tomy and the Cougars:

En marchant au café ce matin, j’ai vu deux jeunes femmes qui avaient des trous dans leurs jeans, et tout ce que je peux donc dire c’est ‘putain que c’est punk rock’. Si tu veux, vraiment, ‘choquer’ des gens, il faut porter des pantalons, qui ne sont pas des jeans, qui ont des trous. Oui oui. Personne ne comprend ce qui se passe quand ils voient une personne en un pantalon (qui n’est pas un jean) qui a (au moins) un trou, mais, malgré le fait que personne ne comprend cette image qui est devant leurs yeux, les clochards se sentent, toujours, obligés de demander de l’argent à de tels gens (des gens qui portent des pantalons (qui ne sont pas des jeans) qui ont des trous) – peut-être que c’est quelque chose de ‘hipster’ de porter des pantalons (qui ne sont pas des jeans) qui ont des trous, auquel cas, je comprends entièrement les actions des clochards. La plupart des clochards que je rencontre sont très bien habillés (leurs vêtements n’ont aucuns trous) et se fassent, clairement, couper les cheveux régulièrement – ils sont même, normalement, bien rasés, mais, c’est vrai que, parfois, ils puent, un peu/beaucoup, mais, à part le fait qu’il sont, normalement, bien rasés (comme moi), je pense qu’ils devraient, vraiment, être des gens qui me donnent de l’argent, pas le contraire. A mon avis, ils sont bien habillés, leurs coupes de cheveux sont belles, et(cætera), et donc, je pense que s’ils vont demander de l’argent aux gens qu’ils devraient, vraiment, améliorer leur image, pour qu’ils aient, en fait, l’air pauvres.

Mais, ça m’a plu d’entendre que l’artiste David Murphy (d’hier soir) s’était, apparemment, fait ‘agresser par un ‘clochard’’, et, il faut dire que, si je l’avais croisé au cours de la journée avant le concert que je l’aurais probablement agressé aussi. Certains gens ressemblent, beaucoup, aux cibles faciles, que même des gens qui ne sont normalement pas attirés par la vie de crime se sentent obligés d’agresser. Moi, je suis sûr que ce n’était pas un clochard qui l’a agressé et lui a volé toutes ses affaires, comme il a dit. La plupart des clochards sont des clochards parce qu’ils abhorrent la ‘vie de crime’ (oh là là). Les clochardes n’ont pas envie de se prostituer, même si ça, c’est apparemment un crime, mais un crime où seuls les clients sont punis. Les clochards n’ont pas envie de vendre des drogues, ou quelque chose, peut-être justement, parce que dans cette situation les fournisseurs du produit sont ceux qui sont punis, si je ne me trompe pas, et, les clochards, ils aiment leur liberté: ils n’aiment pas être confinés par des horaires de travail, et(cætera), même s’ils travaillent bien, en demandant de l’argent aux gens, et(cætera). Les clochards préfèrent être libres, entièrement, de travailler quand ils veulent, par exemple, et donc, même si dans la prison il ne faudrait plus se soucier d’où ils vont trouver leur prochain repas, ils n’aimeraient pas être forcés de manger à une heure précise, tous les jours.

Les clochards sont, toujours, une grande source de mystère: chaque pays ‘libre’ a les systèmes en place pour aider les gens qui n’ont pas de boulot, pour qu’il ne faut pas qu’ils deviennent clochards, mais, ils ne sont apparemment pas au courant de ces systèmes. Je suis sûr que les gens qui aiment ‘aider’ les clochards pourraient leur donner des conseils au sujet de ces aides qui sont disponibles, mais, quand même, ils demeurent clochards. Ils aiment, évidemment, être clochards, et moi, j’aime profiter des systèmes qui sont en place pour aider les gens qui n’ont pas de boulot, et donc, je ne leur donne rien quand ils me parlent.

Parfois, les clochards sont bien bénéfiques. Une fois, sur le boulevard de Magenta, j’ai passé un clochard qui s’était couché à plat ventre sur le sol, au milieu du trottoir, qui avait l’air, véritablement, mort – ça m’a beaucoup rappelé les histoires qu’on entend au sujet du ghetto de Varsovie, et donc, après ce moment, je n’avais plus besoin d’aller à Varsovie où, j’en suis sûr, il y a au moins un musée dédicacé au ghetto. Même si j’avais ressenti un besoin particulier de visiter Varsovie, je n’y irais pas de toute façon – je ne voyage pas. Les voyages sont l’action la plus bourgeoise que n’importe qui peut entreprendre. On va quelque part, pour aucune raison, et après quelques jours, on rentre chez nous, sinon on va quelque part d’autre, pour emmerder encore plus de gens. L’acte de voyager, pour aucune raison, est un acte bourgeois et également emmerdant. Je pense que c’est clair que chaque ville du monde serait meilleure sans les touristes, mais le genre de personne qui aime voyager est insensible à ce fait. C’est vraiment lamentable, l’esprit des touristes typiques.

La définition de clochard a changé au cours des années, en fait, au moins en anglais (le mot clochard en anglais est hobo). Un hobo, traditionnellement, était un travailleur voyageur – c’était une personne qui voyageait pour aller où elle pourrait travailler, aux petits boulots saisonniers, et(cætera). Ces jours ci, ce genre de boulot est fait par les ‘jeunes’ qui cherchent la ‘aventure’, je crois …. souvent des ‘jeunes’ qui viennent d’ailleurs, et qui ne prévoient jamais de rester dans le pays où ils font le travail.

Donc, je considère le clochard comme étant une figure romantique. Les clochards ne demandent pas de l’argent sans rien faire. Dans le livre ‘bound for glory’ de Guthrie (Woody) il raconte une histoire où il est allé à une église et a demandé au prêtre s’il y a eu du travail qu’il pourrait faire à l’église pour avoir un endroit où dormir et quelque chose à manger – le prêtre lui a répondu qu’il n’y a eu aucun travail à faire, et, il savait que Guthrie (Woody) ne voulait pas de l’argent (et(cætera)) sans rien faire, et donc, il ne donnerait pas à Guthrie (Woody) un lieu où il pourrait dormir ou la nourriture qu’il pourrait manger, parce que ça l’aiderait à court terme, mais pas à long terme. Ca, c’est tout comme le clochard du dix huitième arrondissement (de Paris (france)), qui passe ses jours sur la rue Marx Dormoy, qui propose de nettoyer les chaussures des gens contre l’argent, parce qu’il ne veut pas de l’argent sans rien faire, pas comme la plupart des clochards ces jours ci, même si, évidemment, c’est probablement le boulot le plus dur du monde d’essayer de gagner la vie en demandant de l’argent aux gens (note: presque rien dans le livre ‘bound for glory’ (de Guthrie (Woody)) est en fait factuel – c’est, effectivement, un livre de fiction, qui fait semblant d’être autobiographique).

Alors, le monde d’aujourd’hui est devenu, malheureusement, triste. Dans le passé, un clochard pouvait frapper aux portes des gens (pas seulement les portes des églises) et demander s’il y avait quelque chose qu’il pourrait faire pour avoir un repas et un endroit où dormir, mais, ces jours sont malheureusement dans le passé, et donc, les clochards sont forcés de demander de l’argent aux gens sans rien faire, ce que, peut-être, ils préféreraient ne pas faire, tout comme le clochard de la rue Marx Dormoy, et, même si ce clochard préférerait travailler pour l’argent, je pense qu’il serait plus couronné de succès s’il n’a proposé aucun service et passait ses jours sur la rue Marx Dormoy avec une affiche qui dit qu’il n’a pas un abri (et(cætera)) au lieu de son affiche qui dit qu’il préférerait travailler pour l’argent – la plupart des gens, tu vois, ne veulent pas que leurs chaussures soient nettoyées par un clochard dans la rue. Je pense que son approche est un peu ‘traditionnelle’. Dans le passé, je pense que les clochards proposaient, souvent, ce service, mais, non plus. Il m’a proposé, une fois, son service, mais, ça ne m’intéresse pas – je m’en fous si mes chaussures sont sales, tu vois.

Mais, le monde d’aujourd’hui est bien triste, ce qui est clair d’après le fait que les clochards qui ne font rien à part demander de l’argent aux gens sont plus couronnés de succès qu’un clochard qui propose un service. J’ai eu du respect, par contre, pour un clochard en particulier, qui marchait à côté de moi pendant quelques minutes une fois, à côté de la gare du Nord, premièrement me demandant une cigarette, et après ça de l’argent, et après ça un ticket restaurant – je ne lui ai rien donné, mais, je suis sûr qu’il est le clochard le plus couronné de succès de Paris (france) et peut-être du monde. On ne voit pas souvent ce genre de persévérance chez les clochards, et je dois dire que c’était tellement impressionnant.

Tomy and the Cougars

Tomy and the Cougars au Supersonic le 14 septembre 2017

Ah. Mon ami de la porte du Supersonic (dit l’OPA) est absent ce soir, et à sa place il y a un gardien de sécurité connard. Il m’a souhaité un bon concert, et je lui ai à mon tour souhaité une bonne soirée, mais j’ai évidemment parlé de manière inaudible, comme je fais parfois/souvent, et donc, il ne m’a pas laissé entrer jusqu’à ce que j’aie parlé plus fort …. je parlerai à mon psychiatre au sujet de ça demain, évidemment. Mais, Tomy and the Cougars. Un groupe obsédé par le fait qu’ils sont marseillais – ils écrivent sur leur site qu’ils viennent de la ‘plus belle ville de la france’, et, la première chose qu’ils ont dit à la foule ce soir c’était qu’ils viennent de Marseille. Et, vu leur obsession avec Marseille, c’est pas trop étonnant que leur musique soit tristement dérivée, et ça, c’est tout.

Fin.

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