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SUPERSONIC (Paris) – le 15 novembre 2017

November 15, 2017

(Together Pangea), (The Bad Pelicans), (Black Boys On Mopeds):

Voici, une histoire pas du tout intéressante: ah oui! Je t’ai vu par la fenêtre du café où je travaille maintenant! Ah oui? Et alors? Ce genre d’histoire me rappelle, assez beaucoup, une blague sans chute. Je me demande si la chute de cette histoire n’était pas ‘ah oui! Vu que tu passes assez régulièrement devant le café dont je suis la propriétaire, tu devrais venir boire un verre de temps en temps!’ Peut-être que ma réponse à sa déclaration aurait pu être ‘ah oui? Et comment ça va là-bas?’, mais, vu que je ne pense pas vite, ma réponse était ‘ah bon? Tu m’as vu?’ Et, voilà. Au début, une personne m’a raconté cette histoire à vive voix, et ce n’était pas du tout intéressante, et là, je vous raconte la même histoire pour que le cycle ennuyeux continue – ça, c’est la nature de la vie.

En fait, quand j’ai vu cette ancienne serveuse de mon café habituel tous les jours, on s’est salués, assez médiocrement. Depuis son départ, pour être propriétaire d’un autre café (pas un nouveau café, il faut noter: le café a bien existé avant qu’elle soit devenue la propriétaire), on s’est vus, à mon café habituel, deux fois, et les deux fois on s’est fait des bises: quand elle était une serveuse de mon café habituel, on ne s’est jamais fait des bises. La première fois qu’on s’est revus, elle s’est souvenue qu’elle allait faire quelque chose pour moi; maintenant, il paraît comme si elle a oublié ce qu’elle allait faire: ce n’est pas grand chose, et peut-être que, vu qu’elle est récemment devenue propriétaire d’une entreprise, elle est assez chargée ces jours ci.

Les histoires banales: en arrivant dans le cabinet de mon psychiatre, un loseur (évidemment un loseur, vu son sac (de loseur)) a remarqué que, maintenant, les couloirs de l’immeuble sont très jolis: ils ont été peints, mais (!), ils ne sont pas jolis, du tout. Ils sont, maintenant, horribles, et ne pouvait possiblement pas avoir l’air plus bourgeois, mais, le cabinet se situe près de la mairie du dix huitième arrondissement, et donc, cela est probablement normal, dans ce quartier. Ils sont en train de faire les travaux dans mon immeuble, et tout ce que j’espère c’est que, à la fin de ces travaux, mon immeuble ne ressemblera pas à celui du cabinet de mon psychiatre: le loseur qui a remarqué la nouvelle beauté de l’immeuble est, évidemment, un patient du généraliste du cabinet, pas du psychiatre, parce que les patients du psychiatre viennent au cabinet régulièrement; les patients du généraliste ne viennent que quand il y a un besoin.

Mais, alors. La serveuse des matins en semaine ne travaille plus à mon café habituel. Même si, quand je la vois, elle raconte des histoires banales, il faut que je dise qu’elle me manque: le café n’est pas pareil sans elle. Mais, il y a, en même temps, des points positifs de la ‘ouverture’ de son propre café: depuis son départ, il a été apparent que plusieurs des, si pas tous les, anciens clients habitués les plus odieux de mon café habituel ne viennent plus au café parce que, il faut supposer, ils ont suivi l’ancienne serveuse de mon café habituel à son ‘nouveau’ café. Parfois, je ressens un peu de sympathie pour elle en ce qui concerne le fait que même en quittant le café où ces clients odieux sont venus elle n’a pas pu se libérer d’eux, mais, après ça je me dis que, peut-être, elle aime, véritablement, ces clients, mais, je ne peux pas savoir ça avec certitude: peut-être que même si elle n’aime pas ces gens, elle est contente d’avoir une clientèle tout de suite à son établissement.

Le plus odieux de ces anciens clients habitués de mon café habituel vient, toujours, à mon café les dimanches matins, alors, il faut que je suppose que, peut-être, le café de l’ancienne serveuse de mon café habituel n’est pas ouvert les dimanches, sinon qu’il ouvre plus tard les dimanches, trop tard pour cet habitué incroyablement odieux. Il souffre, évidemment, de troubles de déficit de l’attention, sinon de l’hyperactivité extrême. Il est, sans aucun doute, une des personnes les plus ennuyeuses du monde. Je ne ressens pas de la sympathie pour lui même s’il est, évidemment, malade.

Un autre ancien habitué du café a également récemment disparu, et je doute qu’il soit allé au nouveau café de l’ancienne serveuse: il n’était jamais un des clients ‘populaires’, et, il n’était pas du tout odieux non plus. Il était toujours au café, tout tranquillement, sans déranger personne. Mais, il faut dire que je suis heureux qu’il ait disparu, surtout en ce moment (quand il commence à faire froid): je me souviens que l’année dernière, quand il a fait froid, qu’il est toujours arrivé en portant un chapeau en poils de castor, qu’il mettrait sur la table à côté de moi: ça m’a dégoûté.

Quelque chose que j’ai remarqué à mon café habituel c’est que, souvent, probablement tous les jours, on voit la livraison de légumes – ils ne sont pas du tout discrets quand ils viennent au café pour livrer les légumes. Mais (!), je n’ai jamais, heureusement, été présent quand la livraison de viande se produit, alors, je suppose qu’ils font cette livraison plus discrètement parce qu’ils savent que cette livraison particulière dégoûterait certains; ce n’est pas du tout discret quand les boissons sont livrées non plus.

Ca m’étonne, en fait, que des gens ont envie de manger à ce restaurant/café. On entend, tous les jours, émanant de la cuisine, les toux du chef. Ce serait assez déconcertant, à mon avis, si on avait envie de manger ici. Evidemment, la viande dans le corps de ce chef bouche ses artères; les cigarettes qu’il fume font mal à ses poumons aussi, sans doute.

Et, voilà. Je ne peux évidemment plus venir aux concerts. En m’approchant du Supersonic (dit l’OPA) c’était clair que j’avais raté la première partie: les gens étaient sur la scène en train de préparer pour la deuxième partie du soir, et ça, ce n’était pas idéal: je suis venu pour voir tous les trois groupes ce soir. Et, dès mon entrée dans l’OPA (dit le Supersonic), sans le divertissement d’un groupe, la masse de gens présente était immédiatement insupportable: il n’y avait absolument nulle part pour moi d’aller pour me cacher, et donc, la seule option était de prendre la fuite, par la même porte que je venais d’entrer.

Le jeune homme qui garde la porte du Supersonic (dit l’OPA) me trouve étrange, je crois. Très souvent, je suis au bar pendant seulement quelques instants: souvent, je n’arrive qu’à la fin du set du seul groupe que j’avais envie de voir, et donc, je ne passe que quelques minutes au bar …. ce soir, ce n’était que quelques secondes.

On pourrait dire que mon anxiété sociale devient de plus en plus grave, ou, peut-être que ce soir était simplement aggravant. Hier soir, au Pop In, il n’y avait presque personne dans la foule et j’ai ressenti l’anxiété sociale, mais j’ai réussi, quand même, à rester au concert pendant assez longtemps pour pouvoir critiquer les deux artistes du soir. Mais, l’anxiété n’est pas nécessairement mieux ou pire s’il y a beaucoup ou peu de gens quelque part: quand il y a peu de gens, je me sens très visible.

Quand on ne peut pas être parmi une foule, des critiques des concerts risquent d’être difficile de faire. En marchant à l’OPA (dit le Supersonic) c’était même impossible de passer devant les restaurants où, dedans, les gens étaient parmi des amis …. parfois, ce serait bien d’être parmi des amis, mais, hélas, ce n’est pas possible. Je peux voir une seule personne à la fois, parfois deux personnes, mais cela dépend de qui sont les deux personnes.

Pour rentrer du Supersonic (dit l’OPA) j’ai pris le Métro(politain): l’expérience, l’instant, à l’OPA (dit le Supersonic) avait volé toute mon énergie. Mais, le Métro(politain), mon Métro(politain) chéri, n’est plus l’amoureux que, dans le passé, il était. Partout, les gens se parlent. Moi, je ne suis pas capable de communiquer dans le Métro(politain): le bruit de fond me rend sourd; c’est pareil aux concerts, et donc, je vais, toujours, seul aux concerts. Je ‘vais’ aux concerts. Non. Je suis allé aux concerts. Je ne peux plus. Je ne suis pas allé aux concerts pendant une période de temps pour une raison spécifique, mais enfin, il paraît que c’était une erreur de passer mes soirées tranquilles pendant cette période. Je ne pourrai jamais revenir aux concerts: ça, c’est bien clair. Mon psychiatre ne m’aide pas. Il ne me donne que des médicaments, et, j’ai pris les médicaments appropriés directement avant que j’aie quitté chez moi: l’anxiolytique, et(cætera).

Je suis descendu du train au Métro(politain) gare du Nord. Je finis cet article là. Partout …. plus ou moins directement devant moi, en fait, les rires idiots. Partout, véritablement partout, les conversations idiotes, mais absolument pertinentes, évidemment. Chaque conversation qui a lieu dans une gare du Métro(politain) est, évidemment, le sommet de la signification. Deux personnes se parlent, l’une se trouve sur le quai où j’écris, l’autre sur le quai en face. Là, je ne suis pas capable de supporter le monde qui m’entoure.

Je ne peux plus supporter les concerts. Alors, fin.

Oui.

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