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LETTRE A UNE AMOUR PERDUE

January 21, 2018

Ca fait plus de quatre ans qu’on se voit pas, mais je pense à toi. Là, sur ce site, j’ai parlé d’une amour imaginaire, mais, elle n’était qu’imaginaire; elle était également fausse. L’amour que j’ai ressenti pour cette fille n’était jamais vrai: c’est à toi où mes pensées vont, toujours, pour toujours.

Je ne dirais pas que j’étais cruel envers toi, là, sur ce site. Tu étais cruelle envers moi il y a plus de quatre ans, et, encore, il y a plus d’un an. Mais, tu as communiqué avec moi, via ce site, après que tu m’as dit de ne plus te contacter – après ça, ma réponse (sur ce site) était peut-être cruelle …. c’était surtout directe.

Mais, maintenant, je pense à toi, parce que je t’aime toujours. Il y a eu une autre depuis ta disparition (ta véritable disparition), mais je pensais à toi, toujours, et à mon amour pour toi. Cette amour, elle a eu, évidemment, raison de se méfier que je t’aimais toujours, mais, vu qu’elle aimait, toujours, son ancien amour, je ne dirais pas que j’étais particulièrement cruel envers elle à cet égard.

Tu m’as toujours compris, mon amour, et, je n’ai plus quatre boulots (!): maintenant, je n’en ai qu’un seul. Où tu es allée quand tu as disparu, je ne saurai jamais, mais, je me souviendrai où on était la dernière fois qu’on s’est vus, toi aussi, peut-être …. cette putain de fontaine devant le centre Beaubourg, notre rendez-vous habituel, sauf si tu es venue au Métro Château Rouge, que je sais que tu as détesté: peut-être, devant cette putain de fontaine, cette dernière fois qu’on s’est vus, tu as parlé de ton dédain de mon quartier chéri.

Toi, tu sais bien que tu as maudit ton beau quartier pour moi pendant le plus longtemps – je sais que tu sais ça, parce que tu as parlé de ça, sur ce site; au moment, je ne savais pas que c’était toi, mais maintenant, je sais.

Les trains …. symbole des amours perdus. Maintenant, il ne faut même pas un train pour te voir, mais plutôt un avion …. ce matin, je n’ai pas vu un train …. j’en ai entendu un.

Je sais que tu penses encore à moi – ça m’étonne, mais ça, c’est clair, vu que tu lis, encore, ce site; je regarde, aussi, le tien – il est clair que, nous deux, on a tourné la page sur ces sites inutiles: là, je n’essaie pas de te motiver à recommencer le tien, mais j’ajoute quelque chose au mien parce que je n’ai pas, apparemment, le droit de te contacter directement, mais je sais que, encore, tu regardes ce site, et, ça me plaît que tu liras ces lignes là. Ces lignes là, elles ne sont pas parfaites: elles n’allaient jamais être parfaites, mais, je peux te dire que Paris est gris, et que je t’aime – cet amour ne mourra jamais, si une autre amour ne pouvait même pas le tuer.

J’espère, mon amour, qu’il existe tes putains de restaurants Indiana où tu es maintenant, sinon je me demande où tu vas pour dîner. Je sais qu’à Paris, Paris gris, que tu mourrais de faim plutôt que manger dans n’importe quel restaurant sauf un de ceux-là. Chaque fois que je passe devant une de ces putains de restaurants, je pense à toi, mais il faut dire que je ne passe pas que rarement devant celui de ton quartier – il y a assez longtemps, plus ou moins le moment où je t’ai contacté, j’ai pris un verre là-bas, un assez long verre, un verre assez agréable – je pense que je savais, ou supposais, à ce moment là que tu n’habitais plus dans ce quartier.

J’ai beaucoup appris de toi. J’aimais, toujours, manger dans ces putains de restaurants Indiana avec toi. Je n’oublierai jamais ton ‘miam’ à la fin de chaque repas, à la fin de ton burger végétarien (oui, mon amour. La carte des restaurants Indiana ont changé depuis ton départ: les burgers végétariens ne sont plus végans: peut-être qu’ils n’étaient jamais végans, il faut que je te dise). Je crois que j’ai arrêté de remarquer les mégots de tes cigarettes par terre, et je ne regarde plus par les fenêtres des tabacs pour voir les boîtes de tes cigarettes.

J’ai beaucoup appris de toi: je sais que tu n’as rien appris de moi. Ca n’est pas grave …. peut-être que cela était grave à ton avis, mais, je n’avais rien à t’apprendre: tu étais complète – qu’est-ce que j’aurais pu te dire que tu ne connaissais pas déjà? Oui: je suis bien au courant que le disque de Hole que je possède est leur pire …. je suis heureux que tu n’as pas remarqué les autres trous dans ma collection de disques: je suis également heureux que tu ne m’aies jamais fait écouter Sonic Youth – les Pixies et les Ramones, par contre, étaient un plaisir.

Oui, mon amour: tu es dans le pays de tes idoles: je suis heureux pour toi …. tu me manques. La dernière fois qu’on s’est vus, devant la putain de fontaine devant le centre Beaubourg, n’était pas satisfaisante. Je t’ai accompagné à la bouche du Métro, comme d’habitude, et, j’ai attendu jusqu’à ce que je ne pusse plus te voir, et, je suis rentré à pieds, en larmes …. un cliché parisien – je savais que je ne te reverrais jamais, et maintenant, tu es dans le pays de tes idoles …. moi aussi. Qu’est-ce qu’on se dirait si on s’est vus? Peut-être que tu me dirais ce qui s’est passé, il y a plus de quatre ans? Mais, il ne faudrait pas, mon amour. On laisserait tomber tout du passé. L’amour vit dans le présent. Est-ce que tu m’aimes toujours? Tu étais parfaite pour moi; tu étais exactement ce que je voudrais être …. peut-être que je n’étais pas parfait pour toi: cela est fort possible.

…. je me souviens que j’ai chanté dans les rues, tout joyeusement, quand on était ensemble (là, je parle des moments où j’étais tout seul). J’ai oublié comment j’ai fait le deuil, mais je sais que je l’ai fait pendant presque deux ans, jusqu’à ce que cette autre amour soit venue, cette fausse amour. Je me souviens, également, que je ne t’ai pas aimé jusqu’à ce que tu aies disparu …. est-ce que je t’ai vraiment aimé? Je t’ai aimé pendant plus de quatre ans …. je t’aimerai pour toujours.

Ce dernier jour …. cet ‘à ce soir’ …. qu’est-ce qui s’est passé? As-tu vraiment vu ton amie à Sceaux? J’ai eu besoin d’une amie ce soir là aussi. Dix sept heures trente: l’heure où tu as annulé notre rendez-vous à dix neuf heures …. Enfin, j’aurais pu passer la journée avec toi …. si j’avais su ça à l’avance? Je t’aime ….

Il y a quelques semaines, je sais que tu aurais souri: j’ai pensé à toi quand j’ai entendu ces nouvelles. Le soir où tu m’as dit que tu m’aimes, après qu’on ait mangé dans une putain de restaurant Indiana, quand tu as donné des sous à une clocharde (et, je savais que tu n’en avais pas les moyens). Toi, la femme forte …. la femme trop faible pour dire non à une clocharde. Toi, la femme trop faible pour rompre avec moi, la femme qui aurait préféré ne pas rompre avec moi. Je sais que mon insistance t’a gêné: j’ai eu le droit de savoir ce qui s’est passé …. toujours, je ne sais pas ce qui est arrivé, ce qui est arrivé ce jour que, enfin, j’aurais pu passer avec toi …. Je me souviens le moment où j’ai reçu un message de ta part, les premières nouvelles depuis une éternité: là, je pouvais quitter une amie – je n’aurais jamais quitté ses côtés sans ce message – j’avais été inconsolable, mais là, brièvement, je pensais que tout allait bien.

Ce dernier rendez-vous, devant cette putain de fontaine devant le centre Beaubourg, quelle histoire était la vérité, si l’une des quatre était même vraie? Si on se réconciliait, il ne faudrait pas une explication: on oublierait tout, à part ce qui s’est passé avant le jour de ta disparition. Si on se réconciliait …. je sais que ce serait terriblement difficile maintenant, mais rien n’est impossible, mon amour. Je ferais tout pour toi. Et je sais qu’il semble comme si ton anglais est meilleur que mon français maintenant, mais, tu es mon amour de Saint Etienne, et donc, on se communique en français – ça ne changera pas …. amour.

Est-ce qu’un amour peut mourir? A mon avis, non, et donc, un amour peut toujours être rétabli. Est-ce que tu as un nouvel amour? Je ne sais rien, mais, en tout cas, ça ne serait qu’un obstacle qu’il faudrait qu’on saute, mais on le sauterait bien, parce que notre amour était vrai, et il vit toujours, et il vivra toujours. On vivra où? Ca n’est qu’un détail, et les détails ne font jamais dérailler le vrai amour, et ils ne feront pas dérailler le nôtre, si on lui donne l’occasion de vivre à nouveau.

Lis mes mots, mon amour. J’attendrai tes retours, avec impatience.

Je t’aime.

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